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AVERTISSEMENT AUX INVESTISSEURS EN RUSSIE



Les porteurs d'obligations garanties par l'état russe rappellent aux investisseurs que la Fédération de Russie est encore en défaut de paiement aujourd'hui sur selon eux plus de € 100 milliards qui leurs sont dus depuis que les gouvernements bolcheviques et soviétiques, et maintenant celui de la Fédération de Russie, ont tous unilatéralement répudié la dette tsariste et refusent toute forme de contact ou de dialogue avec leurs créditeurs légitimes et de bonne foi,
  bien que les droits des porteurs sur la Russie aient été rappelés par une jurisprudence constante du Conseil d'Etat, ainsi que par lettre du 19 mars 2007 de M. SARKOZY, ancien Ministre des Finances, aujourd'hui président de la République Française.

 

Ils rappellent aux investisseurs que dans son rapport du 15 septembre 2006 intitulé "Governance matters" la BANQUE MONDIALE jugeait la gouvernance en Russie comparable à celle du Swaziland et de la Zambie. Dans ce rapport la Russie est classée 151ème sur 208 en termes de (...) responsabilité, de qualité des organismes de règlementation, de respect du droit, (...). En particulier le respect du droit (c'est à dire l'impartialité des tribunaux et la qualité du respect des contrats) a été jugé aussi effectif en Russie qu'en Equateur, en Indonésie, et au Bangladesh. La capacité de contrôler la corruption au Nicaragua, au Timor-Est et en Chine ont été jugées semblables à celle de la Russie.

 

Le 26 février 2007, citant l'organe Vedomosti, le St. Petersburg Times écrivait que "les dirigeants de Surgutneftegaz possèdent secrètement 72% du capital de cette discrète compagnie pétrolière" et qu'après cette révélation les analystes de la banque d'investissement Deutsche UFG s'étaient vus contraints "d'augmenter leur estimation du nombre d'actions de la société de 26 milliards a (...) 43 milliards" ce qui a eu pour effet "de diluer la valeur de l'action de 40%". En décembre 2007 le journal Die Welt rapportait que selon l'analyste politique Stanislav Belkovski, M. Poutine détenait secrètement 37% du capital de cette société. 

 

A Paris le 3 avril 2007 à l'occasion de la fusion NYSE-EURONEXT M. John Thain, le Directeur-Général du New York Stock Exchange, a dit: "Je suis très préoccupé de la qualité de la gouvernance d'entreprise et de la protection des intérêts minoritaires. Un certain nombre de sociétés Russes soulèvent des questions sérieuses sur ces points".

Le démantèlement de la société Yukos, puis les déboires de Shell et maintenant de TNK-BP nous fournissent des exemples frappants et récents de comportements douteux orchestrés ou avalisés par le gouvernement russe;  lequel gouvernement russe a par ailleurs tout récemment été mis en cause officiellement par le gouvernement Britannique dans l'assassinat de M. Litvinenko à Londres. En outre, dans le nouveau palmarès de la corruption établi par l'ONG Transparency International, la Russie est passée du 90e rang il y à quatre ans au 143e aujourd'hui, ex-æquo avec la Gambie l'Indonésie et le Togo sur 179, passant après des pays comme le Chili qui est 22e, Cuba 61e, le Ghana 69e, le Maroc 72e, la Jamaïque 84e, Djibouti 105e, le Swaziland 84e, le Rwanda 111e, et le Burundi 131e ex- aequo avec la Lybie. 

Tout dernièrement M. William Browder, dirigeant de Hermitage Capital Management, accuse publiquement un gang de hauts fonctionnaires russes de mettre les entreprises en coupe réglée et de se livrer a une escroquerie organisée afin de détourner des fonds publics.

C'est au moment précis ou l'Etat-major de TNK-BP se voit contraint de diriger la société à partir d'un pays étranger, en l'occurrence le Royaume-Uni (on se souvient que les dirigeant de Yukos furent contraints aux mêmes mesures surréalistes) que l'agence de notation Moody's décide de rehausser d'un cran la notation souveraine de la Russie.

 

Et c'est à ce gouvernement que les deux autres principales agences de notation accordent une note "INVESTMENT GRADE", en dépit de ces faits avérés et notoires, et de la connaissance qu'elles ont du fait que la Fédération de Russie demeure en défaut de paiement sur € 100 milliards de dettes Tsariste,  ce qui devrait à l'évidence placer ce pays en état de DEFAUT DE PAIEMENT.

 

Après la récente mise en évidence  par les enquetes en cours des graves conflits d'intérets sévissant au sein des agences de notation qui sont payées par les émetteurs qu'elles vont noter, qui peut encore prendre de telles notations au serieux? 

 

Les porteurs d'emprunts russes comptent poursuivre leur débiteur jusqu'au remboursement complet de la valeur actualisée de leur créance, par tous moyens légaux et devant toutes juridictions qui leurs sembleront adéquats.

 

TOUT INVESTISSEUR POTENTIEL EN RUSSIE DOIT ETRE RENDU CONSCIENT DE CETTE SITUATION.

 

LES CREDITEURS SPOLIES PAR  LA FEDERATION DE RUSSIE  DECONSEILLENT FORMELLEMENT TOUT INVESTISSEMENT  DANS UN PAYS DONT LE GOUVERNEMENT SOLVABLE A SYSTEMATIQUEMENT REFUSE DE REMPLIR SES OBLIGATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES, REFUSE TOUT CONTACT ET DIALOGUE AVEC SES CREDITEURS LEGITIMES ET DE BONNE FOI, ET REFUSE DE COMPTABILISER UN PASSIF ESTIME A PLUS DE € 100 MILLIARDS.

 

Juillet 2008                                     

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LA RUSSIE DANS LA PRESSE:


26.06.09 - “Tsunami de créances douteuses en Russie” selon la Banque Mondiale

 

Le 30 mars dernier Zeljko Bojetic, chef économiste de la Banque Mondiale à Moscou évoquait un “tsunami silencieux” avec une augmentation régulière des créances douteuses en Russie, et début avril Rustam Botashev, analyste chez UniCredit, prévoyait un taux global de défaut de 9,5% d’ici la fin de cette année, tandis que le Directeur délégué de la Banque Centrale Gennady Melikyan affirmait que le système “devrait pouvoir s’accommoder” d’un taux de défaut de 10%.

 

Selon un article du Financial Times du 25 juin la Banque Centrale affirme maintenant que les profits bancaires seraient réduits à néant si le taux de créances douteuses atteignait 10 à 12%, et les banquiers quant à eux craignent que ce taux atteigne 20% des encours d’ici la fin de l’année.

 

Selon le journal un projet de sauvetage serait envisagé qui verrait le gouvernement émettre des obligations du Trésor en échange d’actions privilégiées des plus grandes banques ce qui selon des analystes cités par le journal permettrait à ces dernières de déclarer le véritable niveau de leurs créances douteuses et, une fois leur bilan assaini, leur permettrait de prêter de nouveau en 2010.

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25.07.08 - Traduction de
l'article original de Philip Aldrick, Telegraph

 

Bill Browder accuse des prédateurs d'entreprises d'une fraude de US$ 230 millions.


Par Philip Aldrick

Le 25 juillet 2008.

 

Des prédateurs d'entreprises bénéficiant de contacts jusque dans les plus hauts échelons des services judiciaires et de sécurité sont accusés de dépouiller l'Etat de centaines de millions de dollars au moyen d'un système sophistiqué découvert par l'investisseur activiste Bill Browder.

 

Le gang, partie d'un groupe florissant réputé pour la façon dont il dépouille des sociétés de leurs actifs, avait à l'origine pris pour cible le fonds Hermitage Capital Management de M. Browder, mais après avoir échoué dans sa tentative de s'emparer  des US$ 376 millions visés il a reporté son attention sur la récupération des impôts payés par la société.

 

Par le biais d'un système élaboré les prédateurs ont pris le contrôle de trois filiales d'Hermitage, ont remporté des procès factices et rempli des déclarations d'impôt frauduleuses afin de récupérer les US$ 230 millions d'impôts sur les plus-values payés à la Russie par Hermitage en 2006. Dans le mois qui suivait le dépôt des déclarations frauduleusement modifiées, les autorités russes avaient versé l'argent et un brouillage de pistes sophistiqué avait commencé.

 

Les allégations de corruption institutionnalisée de M. Browder portent au cœur du champ de mines du monde russe de l'entreprise et met davantage en lumière les difficultés qu'il y a à faire des affaires dans un pays qui est déjà sous pression du fait du traitement qu'il réserve aux géants pétroliers Shell et BP(1).

 

Selon Hermitage, un haut fonctionnaire de police du Ministère de l'Intérieur, assisté d'autres officiels, tous suspects d'entretenir des liens avec la mafia russe, ont initialement tenté de voler US$ 376 millions de la société avant de reporter leur attention sur l'obtention d'une frauduleuse restitution d'impôt.

 

Par le biais d'une série de perquisitions effectuées l'année dernière au motif d'évasion fiscale, le haut fonctionnaire s'est emparé du sceau officiel, de l'original des statuts, et de l'original du certificat d'enregistrement de trois filiales d'Hermitage - Rilent, Parfenion et Makhaon. Les allégations sont qu'il aurait alors utilise ces documents à l'insu d'Hermitage afin de transférer la propriété des filiales.

 

En octobre, toujours à l'insu d'Hermitage, les trois sociétés "volées" ont plaidé coupables, devant une cour d'arbitrage de Saint Petersbourg, d'avoir omis de payer des factures contractuelles à une société du nom de Logo Plus. Le jugement prononça qu'une somme de US$ 376 millions était due. Hermitage ne découvrit ce jugement que trois mois plus tard.

 

Selon Hermitage, ces procès frauduleux n'étaient conçus que pour produire le droit légal de saisir jusqu'à US$ 500 millions d'actifs que le gang croyait pouvoir trouver sur les comptes d'Hermitage. Toutefois, Hermitage avait déjà transféré tout son argent à l'extérieur de la Russie par crainte d'interférences politiques.

 

Lorsque le gang découvrit que les comptes étaient vides, il intenta une nouvelle série de procès à Moscou et Khazan qui se termina par des jugements contre Rilent, Parfenion et Makhaon pour un total de US$ 973 millions - soit exactement la somme de leurs profits pour 2006. En utilisant ce passif factice pour éliminer les profits, les propriétaires des sociétés "volées" ont pu réclamer le remboursement des US$ 230 millions d'impôts payés par Hermitage.

 

De source de la Banque Centrale de Russie, Rilend, Parfenion et Makhaon avaient déposé exactement US$ 230 millions auprès de deux petites banques locales le 1er janvier de cette année, bien qu'Hermitage souligne que les sociétés n'avaient pas d'actifs. Les fonds ont alors été dispersés et la propriété des trois sociétés "volées" a été transférée à une société des British Virgin Islands qui les a liquidées le mois dernier.

 

Cinq des six plaintes officielles présentées par Hermitage aux autorités ont été rejetées et celle qui a été reçue a été confiée précisément à l'officier de police qui est le sujet principal de l'enquête. Le 25 juin la Universal Savings Bank, l'un des deux prêteurs qui avaient reçu les dépôts de Rilend, Parfenion et Makhaon, a déposé son bilan.

 

M. Browder, l'un des plus importants investisseurs étrangers en Russie, a maintenant personnellement écrit au Président Dmitri Medvedev et parlé au ministre des finances Alexei Koudrine ainsi qu'aux 19 membres du nouveau Conseil Anti-corruption en leur demandant de s'emparer de l'affaire.

 

Hermitage pense que les individus concernés sont des dirigeants des principaux services judiciaires et de sécurité qui travaillent en collusion avec des personnes aux ministères des impôts et de la justice. "Nous travaillons dans beaucoup de pays émergeants mais n'avons jamais rien vu d'aussi sophistique que ceci" selon un porte-parole. "Cela sort tout droit d'un roman policier".

 

 

(1): Refusant de céder aux pressions de ses associés russes (lesquels sont selon de nombreux commentateurs très proches du gouvernement) M. Robert Dudley  dirigeant de la société pétrolière russo-britannique TNK-BP se voit avec de nombreux salariés occidentaux du groupe frappé d'une mesure de lock-out qui le conduit à prendre la décision de diriger le groupe à partir de Londres. Une mesure semblable avait été décidée par les dirigeants occidentaux de Yukos aux plus sombres heures du démantèlement de ce groupe qui a fait couler tant l'encre dans le monde entier.

Au même moment l'agence Moody's annonce... relever la note de la Fédération de Russie. (commentaire AFIPER)

 

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Il y a de "très fortes indications" pour que le meurtre de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko à Londres en 2006 ait un lien avec l'Etat russe, a déclaré lundi la BBC, citant les propos d'un haut responsable des services de sécurité britanniques.

Le décès le 23 novembre 2006 d'Alexandre Litvinenko avait été dû à l'ingestion de polonium 210, une substance radioactive très rare.

"On a de fortes raisons de croire que l'Etat (russe) soit impliqué dans le cas de Litvinenko", a déclaré ce responsable dont l'identité n'est pas révélée. C'est la première fois, souligne la BBC, qu'un haut responsable britannique met publiquement en cause les autorités russes dans cette affaire.

De tels incidents ont de sérieuses répercussions, indique ce responsable, soulignant qu'"ils détériorent énormément les relations" entre la Grande-Bretagne et la Russie.

La même responsable indique, par ailleurs, que l'apparente tentative d'assassinat contre l'oligarque russe Boris Berezovski, vivant en exil en Grande-Bretagne après sa brouille avec Vladimir Poutine, montre "la volonté (des autorités russes) d'envisager des opérations contre des personnes vivant en occident".

Le MI5, les services de renseignements intérieurs britanniques, ont révélé récemment que les agents russes étaient aussi nombreux à Londres que ceux du temps de l'Union Soviétique.

Toutefois, le président russe Dmitri Medvedev s'est prononcé lundi pour un "retour à la normale" des relations entre Moscou et Londres lors de sa première rencontre avec le Premier ministre britannique Gordon Brown en marge du sommet du G8 à Toyako (nord du Japon), a rapporté le Kremlin.

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12.06.08 - Traduction d'un extrait de l'
article original de M. Brook Horowitz,
International Herald Tribune:

"...Selon le palmarès de la corruption établi par l'ONG Transparency International, la Russie est passée du 90e rang il y à quatre ans au 143e aujourd'hui (ex-æquo avec la Gambie l'Indonésie et le Togo sur 179, après des pays comme le Chili qui est 22e, Cuba 61e, le Ghana 69e, le Maroc 72e, la Jamaïque 84e, Djibouti 105e, le Swaziland 84e, le Rwanda 111e, le Burundi 131e ex- aequo avec la Lybie. Note de l'AFIPER).


Que l'on accorde foi à ces statistiques ou non, les stigmates de la corruption sont visibles partout: députés de la Douma et fonctionnaires millionnaires; conflits d'intérêts ouverts au sommet des municipalités; usage immodéré de la police fiscale ou de la législation relative à l'environnement en vue de soutirer des fonds aux entreprises ou, comme dans le cas de Shell et de TNK-BP à Kovykta, d'autres concessions telles qu'une part des actifs.

 

Pour le public, les paiements officieux pour obtenir des soins ou des places d'université font regrettablement et couteusement partie de la vie de tous les jours. Un sondage récent de 58 dirigeants d'entreprises, commandé par le ministère pour le Développement Economique a montré que la corruption et les problèmes liés à la corruption constituent le principal défi pour la Russie. La corruption est endémique, et la tendance est à l'aggravation..." 



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17.05.08 - Traduction d'extraits de l'article original de M. Jonathan Dimbleby, Daily Mail:


(...)

 

"... Lorsque Poutine est arrivé au pouvoir le brut était a 16 $ le baril; il est aujourd'hui à 120 $ - et personne ne sait quand cela va finir.

 

Mais cet afflux massif de capitaux dans les comptes publics n'a pas servi à "partager les fruits de la croissance" avec le peuple; à réduire l'indécent écart entre les riches et les pauvres.

 

Il n'a pas servi à ressusciter un système de sécurité sociale qui est à genoux (et qui est classé 130e sur les 190 pays des Nations Unies par l'Organisation Mondiale de la Santé), ni à reconstruire un système éducatif qui est si peu financé que les pauvres doivent payer pour faire admettre leurs enfants dans une école ou un collège ne serai-ce qu'à demi-correct.

  

Il n'a pas permis d'apporter le gaz et l'eau courante aux villages dont les paysans ont été dévastés par la chute des coopératives, ni à développer l'infrastructure dont une économie du 21e siècle aurait besoin pour rester compétitive face au reste du monde.

 

Affaiblie par l'épidémie du SIDA et un alcoolisme dont les effets conjugués sont d'abaisser l'espérance de vie masculine à 58 ans la population va, selon les prévisions, passer de 145 millions à 120 millions d'ici quelques dizaines d'années.

 

Alors ou donc est passée toute la richesse due au pétrole? Selon un rapport d'experts indépendants, rédigé par deux ex-initiés du Kremlin  de haut niveau qui ont eu le courage de parler, un "système de gouvernement criminel s'est mis en place sous Poutine", dans lequel le Kremlin a vendu a bas prix des actifs d'Etat aux proches de Poutine et en leur rachetant d'autres actifs à un prix exorbitant.

    

Parmi de telles transactions douteuses les auteurs citent l'achat par la compagnie d'Etat Gazprom (dirigée jusqu'à il y a quelques mois par Dimitri Medvedev) d'une participation de 75% dans la société Sifnet (appartenant à Roman Abramovitch, l'oligarque propriétaire du Chelsea Football Club).

 

En 1995 Abramovitch, l'un des plus proches de Poutine, paya Sifnet US$100 millions; dix ans plus tard l'Etat paya US$ 13,7 milliards pour la racheter - une somme astronomique bien supérieure à la valeur de marché.

 

D'une manière encore plus explosive, les auteurs prétendent que le Kremlin a créé un monopole des exportations de pétrole au profit des "amis-de-Poutine", ainsi qu'un fonds secret afin de remercier les fidèles.

 

Selon un analyste du Carnegie Centre de Moscou, dont l'objet est de promouvoir une plus grande collaboration entre les Etats-Unis et la Russie, ce rapport est "une bombe qui dans tout autre pays que la Russie provoquerait l'effondrement du pays".

 

En Grande-Bretagne de telles révélations auraient certainement provoqué un scandale énorme, des enquêtes officielles urgentes et une enquête policière majeurs - et peut-être la chute du gouvernement.

 

Mais du fait de la poigne totalitaire de Poutine sur le pouvoir (non seulement a-t-il désigné son propre Conseil des Ministres, ce qui était la prérogative du Président, mais il va conserver le contrôle économique du pays), il n'y aura pas d'enquête.

 

Vous pouvez oublier les propos du Président quant à "l'éradication" de la corruption. Ce mal social et économique est endémique.

 

Selon Transparency International - une société globale militant contre la corruption - la Russie est devenu un leader mondial dans ce secteur. Des analystes étrangers estiment que plus de US$ 30 milliards sont dépensés chaque année afin de "lubrifier la mécanique des échanges et du commerce".

 

(...)

 

Et c'est parce que tout le monde participe. Des entreprises (y compris les investisseurs étrangers qui prétendent avoir les mains propres mais se couvrent en créant des sociétés-écran locales pour payer les commissions) aux plus humble citoyens qui paient pour faire annuler une suspension de permis de conduire.

  

Dans un pays ou la "séparation des pouvoirs" est devenue une mauvaise plaisanterie, la justice est tout aussi corrompue.

 

A l'exception peut-être des juridictions traitant des délits mineurs au niveau local, le système judiciaire est asservi au Kremlin et à ses satrapes.

 

La menace d'une procédure pour fraude fiscale constitue l'arme de choix du Kremlin contre quiconque ose menacer son hégémonie.

 

Lorsque Mikhaïl Khodorovsky, qui fut l'homme le plus riche du pays, utilisa sa fortune pétrolière afin de promouvoir les droits de l'homme et la démocratie, Poutine vit son trône menacé.

 

L'oligarque fut arrêté et condamné pour fraude. Il croupit à présent dans une prison sibérienne ou il entame sa troisième année de détention sur une condamnation de huit ans.

 

Ceci ne fait l'objet d'aucun débat public en Russie ou les medias ont été muselés par le Kremlin et leur liberté d'expression étouffée par le gouvernement.

 

Presque toutes les stations de radio et de télévision sont maintenant sous le contrôle direct ou indirect de l'état, ainsi que tout journal de quelque influence.

     

Aux jours exaltants qui ont encadré la chute de l'empire soviétique les rédacteurs et les journalistes se bousculaient pour défier les puissants et exposer les scandales et la corruption.

 

Aujourd'hui ils fuient la colère de l'état et de ses agents fonctionnaires de police ou des services secrets.

 

Le nombre réduit de ceux qui ont le courage d'enquêter ou d'élever la voix contre les abus des riches et des puissants se retrouve très vite sans emploi - ou, dans un inquiétant nombre de cas, récipiendaire d'une balle mortelle.

 

Quelque 20 journalistes russes ont été tués dans des circonstances suspectes depuis l'avènement de Poutine au pouvoir. Personne n'a encore été condamné pour aucun de ces crimes.

 

(...)

 

La structure de l'état - l'alliance entre le Kremlin, les oligarques, et les services de sécurité - est d'une puissance redoutable.

 

Non moins inquiétants sont le fréquent mépris affiché envers la démocratie, et l'indifférence aux droits de l'homme.

 

 En l'absence de toute expérience de transparence ou d'obligation de rendre des comptes - les ingrédients de base d'une société ouverte - même les plus pondérés des Russes ont tendance à dire: La Russie a besoin d'un homme fort. Poutine lui a rendu sa grandeur. Maintenant le monde doit écouter...."

 

(...)


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03.07.07 - Reproduction d'un article publié par M. Robert Amsterdam sur son site: (M. Amsterdam, avocat Canadien, connait bien la Russie, note de l'AFIPER)

 

Institutional Approval of Lawlessness

In the same week that Rosneft symbolically concludes the feeding frenzy on Yukos by acquiring the company’s 22-story Moscow headquarters from the shadowy front company, Prana, we are treated to the utterly surreal news that ratings agencies Fitch and S&P have both upgraded their outlook on this company's business profile to positive.

Such decisions are not only disappointing and reprehensible on a moral level, but actually pose significant dilemmas to the future credibility of global economic institutions.

Fitch and S&P have willingly ignored Rosneft’s long and firmly established record of playing outside the rules, and relying on the Kremlin to use arguably illegal tactics and regulatory/political pressure to advance its interests and outflank competitors. The ratings agencies have identified Rosneft’s recent acquisitions of major upstream and downstream assets as the central motive for upgrading their marks. However, if the acquisition of these assets is not accomplished by competition and managerial competence, than exactly what value are the rating agencies rewarding? Is there any credible analyst that actually believes that the state auctions of Yukos assets were free and fair? Even fewer analysts who are well versed in Russia’s business environment would deny that the seizure and subsequent potemkin auctions to pass the stolen properties to Rosneft were unconstitutional – the state was required under Russian law to sell non-core assets of Yukos first, but its refusal to do so highlighted the government’s role as a direct beneficiary of these measures.

The dilemma posed by these increased ratings is the message that it sends to corporations in emerging economies. Companies live and die on the market by the outlooks produced by these entities, and when certain tactics and decisions are viewed positively, it is an open encouragement to continue down the same path. In the case of Rosneft and Russia, Fitch and S&P have just welcomed the further dismantlement of transparency and rule of law, and the institutional approval of lawlessness and state intervention.

If the principle objective of ratings agencies is to provide shareholders with information and intelligence on how companies are being managed, it would seem to be extremely important that they support transparency measures. The following excerpt from a roundtable neatly summarizes the dilemma as it relates to Russia and state-owned companies like Rosneft:

“In stark contrast with these principles, the study revealed consistent differences in disclosure standards between the state-controlled and similarly sized public Russian companies. This is in line with the notion that transparency of state-controlled enterprises is hampered by the tendency of the Russian government and individual officials to use their influence on such companies to promote political or individual goals that often diverge from commercial motives and investor interests. High standards of transparency and disclosure, on the other hand, are a cornerstone in the foundation of good governance. They provide legitimate stakeholders--whether creditors, minority shareholders, taxpayers, or the general public--with the information they need to be able to begin to hold government decision-makers accountable for their actions.”

So from what source does is this information coming from? From economist Andrei Illarionov or another expert looking to rain on the Russia investing bull’s parade? No, actually this is a quote from a Roundtable hosted in Moscow by the OECD in 2005, prepared by Standard & Poor’s itself titled “Transparency and Disclosure by Russia’s State Owned Companies.” The report found Rosneft to be at the very bottom of the transparency rankings: “Rosneft discloses virtually no information on its basic principles of corporate governance, including its Articles of Association and dividend policy. The company does not file any statutory reports to Russian or foreign regulators that are public.” You may also recall how Rosneft’s prospectus for the IPO famously declared that there would be times in which the company would NOT pursue profitable activities – no wonder BP had to be blackmailed into buying the stock – but a lot of good that did them.

I
t appears that the ratings agencies are succumbing to Russia’s “new financial architecture” in a similar way to the oil and gas, mining, and accounting companies are: it is apparent that everybody has to change the rules when they do business with Moscow. Is everyone in the business community really so willing to stick their heads in the sand and sacrifice long-term consequences for a few short years of high growth? Giving Rosneft a positive rating is the same as Shell thanking the Kremlin for taking away Sakhalin, the same as Tony Hayward claiming BP’s is better off with a minority position in Kovykta, and the same as PricewaterhouseCoopers withdrawing ten year’s worth of Yukos audits “not because of government pressure” but because of “new information” that they refuse to disclose.

The common thread here is that everyone is denying an inconvenient reality. And by all appearances this same mass delusion has spread across the pond to Kennebunkport, Maine, where President Bush continues to slather Vladimir Putin with obsequious praise while at the same time the Russian president says that the human rights and freedom of press issues in Russia are identical to those of the United States. At the very least, as a courtesy Putin didn’t compare the Americans to Nazis again during the visit. But the entire series of preposterous circumstances demands the question: at what point do we snap out of this mass delusion? When will this exaggerated stereotype of kowtowing politicians and investors topple over on top of itself?

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